Cette dispersion a été organisée par les grandes puissances lors de la chute de l’Empire Ottoman à l’issue de la première guerre mondiale, et inscrite dans le Droit International lors de la signature du Traité de Lausanne en 1923, lequel entérinait le reniement des engagements de « créer un territoire Kurde autonome » pris à Sèvres en 1920.
Depuis, de nombreux soubresauts, des actes terroristes, des alliances éphémères, des enrôlements aux côtés des belligérants du Moyen-Orient (Américains, Russes, Irakiens …), des combats contre Daesh ont créé une dynamique visant à la création d’un Etat Kurde. Malgré tout cela, les grandes puissances sont opposées à la création d’un état indépendant : le Kurdistan. Les autorités kurdes tentent de forcer la communauté internationale à réviser sa position en organisant le 25 septembre un référendum dont l’issue est sans surprise, en faveur de l’indépendance (95%).
Seul Israël soutient cette initiative politique, bien qu’allié des américains auxquels les Kurdes sont liés.
Est-ce pour aggraver ou tenter d’améliorer la situation au Moyen-Orient ?

Robert de Sacy est un ancien trader qui a travaillé au sein des équipes de Deutsche Bank et de HSBC. Rapidement, il s’est consacré à la finance islamique « charia compatible » et est devenu l’un des spécialistes mondialement reconnu. Récemment, il a donné sa démission pour raisons personnelles et décidé de remonter la Route de la Soie.