Manuel Valls montre ses limites. Il dit : « pour ces ennemis qui s’en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit, il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. » Et encore « Expliquer le jihadisme, c’est déjà vouloir un peu excuser ».
Rejette-t-il tout effort d’analyse des phénomènes, toute recherche d’expliquer les actes humains, toute démarche intellectuelle visant à comprendre les faits, rassurants ou perturbants ? Manuel Valls, « ferait-il un déni de savoir » s’interroge Sonya Faure.
Manuel Valls se réfugie dans une impasse tranquille où l’on ne se pose pas de question et se complaît de son impuissance car cela lui évite de prendre ses responsabilités, pire, de reconnaître ses erreurs, d’assumer ses lacunes proches de l’incompétence. C’est à l’inverse qu’il faut pratiquer : analyser, rechercher, expliquer, comprendre les terroristes, le terrorisme pour espérer trouver les moyens les plus adéquats en vue de les éradiquer.
Or il n’est pas difficile de contester Manuel Valls qui :
– confond explication et justification ;
– préfère l’incantation belliqueuse au discours de raison.
Robert de Sacy est un ancien trader qui a travaillé au sein des équipes de Deutsche Bank et de HSBC. Rapidement, il s’est consacré à la finance islamique « charia compatible » et est devenu l’un des spécialistes mondialement reconnu. Récemment, il a donné sa démission pour raisons personnelles et décidé de remonter la Route de la Soie.