Elle entame : « Ce procès ne doit pas être la continuation de la guerre contre le terrorisme par d’autres moyens… ». « On vous demande de sanctionner Salah Abdeslam à la hauteur de la souffrance des victimes. Ça s’appelle la loi du talion. Or, il paraît que le châtiment a pour but de rendre meilleur celui qui châtie. Est-ce que la peine que vous allez prononcer nous rendra meilleurs ? …, l’incompressibilité de la peine, c’est une mesure de sûreté qui se détache de la faute commise par l’individu pour évaluer sa dangerosité… et l’on nous explique qu’une fois que le fanatisme a gangrené le cerveau, la maladie est incurable… »
« Il s’agit d’une mise à mort sociale. Bien sûr que les attentats ont été cruels, mais la justice, elle, n’a pas à l’être. Il n’y a pas d’honneur à condamner un vaincu au désespoir. »
Maître Ronen oublie que la justice ne pratique pas l’éloquence mais applique la Loi : Lex, dura Lex.

Robert de Sacy est un ancien trader qui a travaillé au sein des équipes de Deutsche Bank et de HSBC. Rapidement, il s’est consacré à la finance islamique « charia compatible » et est devenu l’un des spécialistes mondialement reconnu. Récemment, il a donné sa démission pour raisons personnelles et décidé de remonter la Route de la Soie.