Déradicalisation

19 novembre 2020

Aujourd’hui, on se contente de parler « d’évaluation des détenus radicalisés ». Cette démarche administrative se déploie dans les QER (quartier d’évaluation de la radicalisation) des prisons de Fresnes, Fleury-Mérogis et Vendin-le-Vieil. Elle se déroule sur quinze semaines au cours desquelles les TIS (terroristes islamistes) sont évalués par une équipe de surveillants, éducateurs, psychologues, conseillers d’insertion.

Après ce filtre, les trois quarts retournent en DI (détention ordinaire), 15 % sont placés en QPR ( quartier de prise en charge de la radicalisation) et le reste soit 10 % en Q.I (quartier d’isolement). Ces derniers ne sont pas la priorité : « ils sont évidemment dangereux. Quand ils sortiront de prison, ils ne le seront ni plus ni moins qu’à leur entrée « reconnait le chef de la mission.
« Nous avons une obligation de moyens, pas de résultat » ajoute-t-il en toute humilité mais aussi irresponsabilité.

jihadistes.jpg

Dernières publications