Il insiste :
1. niveau tactique :
« La bataille d’Hajin a été gagnée à un coût exorbitant et au prix de destructions quasi complètes des infrastructures et des habitations sans pour autant ouvrir de perspectives stratégiques intéressantes pour la coalition »
Certes, les moyens employés essentiellement des bombardements aériens, ont limité les pertes de la coalition mais n’ont pas épargné à la population plusieurs mois de guerre et des morts en nombre et ont transformé la poche d’Hajin en champs de ruines. Est-ce cela, une libération à l’occidentale ?
L’ennemi n’a pas été détruit par ces frappes, et son moral n’a pas été atteint : ‘ il s’est exfiltré vers des zones refuges pour poursuivre la lutte en mode insurrectionnel ne laissant sur place qu’une poignée de combattants étrangers ».
2. niveau stratégique :
La guerre se gagne au niveau stratégique et ne peut se limiter à l’éradication « ou l’éloignement des méchants ». Pour gagner la guerre il faut déployer « une dialectique des volontés » notamment politiques. Quel avenir la coalition esquisse -t-elle pour la population syrienne ?

Robert de Sacy est un ancien trader qui a travaillé au sein des équipes de Deutsche Bank et de HSBC. Rapidement, il s’est consacré à la finance islamique « charia compatible » et est devenu l’un des spécialistes mondialement reconnu. Récemment, il a donné sa démission pour raisons personnelles et décidé de remonter la Route de la Soie.