Exporter la démocratie en Irak

12 juin 2018

Dix ans plus tard, à sa grande satisfaction l’Irak organise des élections, quoique assorties d’un taux d’abstention supérieur à 50% et polluée par des soupçons d’irrégularité. Insatisfait du résultat, le gouvernement déplore de graves violations autour du scrutin, qu’il a imputées à la commission électorale.
Il la révoque dans la foulée. Le parlement décide alors de recompter manuellement les bulletins sans mentionner les votes électroniques enregistrés par des machines « peu fiables ». Il profite de ses délibérations pour annuler le vote des expatriés et des déplacés (no comment !). Il est avéré, par ailleurs, que les pratiques d’achat de votes et de bourrage d’urnes ont existé sans pouvoir préciser dans quelles proportions.
Tout cet imbroglio n’était pas suffisant : un incendie, dont l’origine reste inconnue du public mais pas de ses auteurs, s’est déclaré dans un dépôt de Bagdad où étaient entreposées des urnes avant recomptage.
Pendant ce temps, Condoleezza Rice poursuit une carrière de professeur et enseigne les Sciences Politiques à Stanford.

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