Lorsque le Ministre de l’Intérieur déclare après l’attentat de Nice, qui fait une centaine de morts, que « le chauffeur du camion s’est radicalisé très rapidement » et que le Premier Ministre surenchérit : « la radicalisation rapide du tueur vient confirmer le caractère islamiste de cette attaque » (CQFD), qui comprend que l’on veut éviter toute critique sur l’efficacité des services de renseignements français ?
Lorsque l’on apprend que le chauffeur en question a repéré les lieux 2 jours avant l’attentat, a loué le camion 10 jours avant, a envoyé un SMS à un de ses amis 190 jours avant au sujet du drame de Charlie Hebdo : « je suis content, ils ont envoyés des soldats d’Allah pour finir le travail », a pris des photos de foule et de services d’ordre 365 jours avant (le 14 juillet 2015), etc… Parle-t-on de radicalisation récente ?
Lorsqu’une responsable de la vidéosurveillance à Nice déclare que « le Cabinet du Ministre de l’Intérieur a envoyé un commissaire qui m’a mis en ligne avec la place Beauvau… J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran, etc… » Elle est menacée d’être poursuivie pour diffamation !
Qui manipule le mieux le langage et cherche à influencer la perception que l’on doit avoir de ces évènements ?
Robert de Sacy est un ancien trader qui a travaillé au sein des équipes de Deutsche Bank et de HSBC. Rapidement, il s’est consacré à la finance islamique « charia compatible » et est devenu l’un des spécialistes mondialement reconnu. Récemment, il a donné sa démission pour raisons personnelles et décidé de remonter la Route de la Soie.