Daesch a conquis de grands territoires et convaincu des centaines de milliers de personnes de vivre dans la société qu’il organise et pour la société qu’il promet.
Plutôt que de nier sa légitimité et chercher à l’éradiquer, mieux vaudrait réfléchir à la force spirituelle et morale qu’il représente, car c’est dans la confrontation des idées plutôt que dans les forces armées que l’issue sera trouvée.
Daesch est un mouvement révolutionnaire puissant dont la stratégie est novatrice : conquérir les territoires mal défendus, profiter du chaos partout où il règne, créer le chaos là où il n’existe pas encore.
Nos sociétés organisées ont du mal à gérer les situations chaotiques, Daesch sait le faire et les exploiter.

Les américains sont convaincus que les drones assassins de leaders salafistes et autres sont le meilleur outil pour détruire Daesch, talibans, terroristes et révolutionnaires, oubliant qu’un numéro un à toujours à ses côtés un numéro deux.
Daesch est diffus, insaisissable car il ne repose pas sur une organisation mais sur un système fondé sur des constructions morales, religieuses, métaphysiques, totalement différentes des nôtres. Ce sont ces constructions qu’il faut cibler.
Robert de Sacy est un ancien trader qui a travaillé au sein des équipes de Deutsche Bank et de HSBC. Rapidement, il s’est consacré à la finance islamique « charia compatible » et est devenu l’un des spécialistes mondialement reconnu. Récemment, il a donné sa démission pour raisons personnelles et décidé de remonter la Route de la Soie.