Au départ, il y a un lanceur d’alerte qui téléphone à la police de Molenbeek pour annoncer un attentat à venir et dénoncer les frères Abdeslam. La policière qui a pris l’appel en informe son supérieur hiérarchique en pleine nuit.
Sans suite.
A la fin, il y a un recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) contre la Belgique pour « dysfonctionnement des autorités ayant provoqué l’infiltration de terroristes sur le territoire français et la commission des attentats du 13 novembre 2015 ».

Entretemps, on décompte plus de 130 morts, ce qui n’empêche pas, dans une première phase, les autorités judiciaires et policières de contester en bloc, puis dans une seconde phase, de nuancer légèrement leurs affirmations sous la pression d’un « Comité P », organe de surveillance des polices au service du Parlement Fédéral de Belgique.
Parallèlement la policière citée plus haut (qui s’est imprudemment adressée à la presse locale) fait l’objet d’une enquête contre X pour violation du secret professionnel, la référence à des renseignements provenant d’indicateurs « représentant une violation manifeste du secret de l’instruction ».
C’est le premier contrefeu pour protéger les autorités.
Le deuxième et les suivants concernent la vétusté des systèmes informatiques, le manque de personnel spécialisé, les carences budgétaires, etc…. de quoi enliser toute enquête, comme d’habitude.
Il n’y a rien d’utile à savoir.
Robert de Sacy est un ancien trader qui a travaillé au sein des équipes de Deutsche Bank et de HSBC. Rapidement, il s’est consacré à la finance islamique « charia compatible » et est devenu l’un des spécialistes mondialement reconnu. Récemment, il a donné sa démission pour raisons personnelles et décidé de remonter la Route de la Soie.